le 23-10-2017
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Nos conseils pour transformer ou agrandir les bâtiments
La transformation doit établir un dialogue avec les aspects traditionnels des constructions. Afin d’obtenir un équilibre de l’ensemble, l’agrandissement respectera le bâti d’origine : proportions, couleur, matériaux... Son gabarit sera en harmonie avec les règles de composition traditionnelles. Ce qui n’exclut pas un traitement contemporain...

Faire le diagnostic de la construction :

Le diagnostic donnera une vision précise de l’état de santé du bâtiment, de ses points faibles, des causes de ses désordres et des solutions à apporter.

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Identification des éléments structurants, repérage des pathologies, vérification des capacités des structures à accepter des surcharges, capacité volumétrique du bâti au regard du programme fonctionnel, orientation, accessibilité au terrain, topographie et distance par rapport aux autres bâtiments et aux talus,...

Réalisation des travaux :

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La réhabilitation et la transformation des bâtiments comporte souvent des interventions « lourdes ». Chaque modification doit être étudiée avec soin tant d’un point de vue technique qu’architectural. Les résultats les plus satisfaisants sont souvent les simples. Respecter les techniques déjà utilisées, adapter des solutions constructives locales, les proportions, les matériaux, permet une bonne intégration des modifications.

- Ouvertures : Si la création ou la fermeture de portes et fenêtres est nécessaire, la façade doit être composée dans le respect du rythme initial. Les techniques seront similaires à celles d’origine en privilégiant les matériaux de réemploi. En présence de grandes ouvertures (charretterie), on peut envisager la pose d’ensembles vitrés qui laisseront apparaître la forme du bâti.

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Thurnauer archi.

- Formes de toitures : Aujourd’hui, l’ardoise prédomine. Les grandes toitures, à forte pente, sont caractérisées par leur débord, les gouttières en zinc et les lucarnes. La création de lucarnes ou de châssis de toit doit s’inscrire dans l’ordonnancement des façades : en alignement avec les ouvertures du rez de chaussée ou avec les panneaux pleins entre ces ouvertures.

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- Joints et enduit : Les maçonneries seront rejointoyées à l’aide d’un mortier à base de chaux et de sable ; l’enduit est constitué des mêmes matériaux de base : il laisse respirer le mur, sans enfermer l’humidité.

- Clins de bois : Les essentages traditionnels sont des bardages de planches de bois posées à « clins » (à recouvrement).

- Couleurs : Les matériaux de teintes sombres et de valeurs similaires aux constructions existantes seront privilégiés.

Les extensions.

L’agrandissement doit respecter au mieux le bâti d’origine : sa compostition, ses proportions, sa couleur, ses matériaux,... afin d’obtenir une volumétrie équilibrée et réussir une bonne accroche.

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Chemetov archi.

Agrandir les maisons de maître :

Les maisons de maître sont, le plus souvent, constituées d’un corps principal à un étage sur rez de chaussée surmonté d’un comble. Des extensions latérales à simple rez de chaussée bordent parfois l’habitation. Construites avec les mêmes matériaux et les mêmes proportions, elles peuvent servir de référence pour le projet.

Agrandir les longères :

Les bâtiments en forme de longère (anciens bâtiments agricoles transformés en habitation) sont contraignants du fait de leur faible profondeur. Situé en pignon, l’agrandissement reprendra le même gabarit que la construction principale, légèrement en retrait pour marquer la différence de réalisation.

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Les appentis ne seront employés que ponctuellement sur les façades et uniquement pour les constructions de très petites dimensions présentant une pente identique au versant principal ou en continuité de celui-ci.

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Pour les extensions importantes, visant à l’augmenter la largeur du bâti, il convient de privilégier une implantation perpendiculaire à la façade et de créer un volume au faîtage contrarié par rapport au faîtage principal. On peut se référer à la disposition traditionnelle des manèges adossés aux granges.

Une autre approche peut également être envisagée, par la composition d’une extension formalisée par une architecture contemporaine qui instaure un dialogue entre le bâti traditionnel et la construction moderne. Dans ce cas, la jonction entre les époques de constructions, doit être particulièrement soignée.

Prenez conseil

Dans le cadre de votre projet, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un conseiller du C.A.U.E.

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Nos publications

Vous pouvez consulter notre album sur les Bâtiments dans le clos-masure ici

Un livre sur les clos-masure et le paysage du Pays de Caux


Nous avons publié un livre de 250 pages : très illustré et documenté, il intéresse tous les publics.

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